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Les Oscars, c’est le 26 février !

 

La 89ème cérémonie des Oscars se déroulera, comme chaque année, au Dolby Theatre de Los Angeles. On en entend un peu moins parler cette année, sans doute parce qu’il n’y a pas de grand suspense autour de grands noms de stars planétaires, comme cela pouvait être le cas par exemple avec Leonardo DiCaprio l’an passé. Cette année, l’enjeu principal, c’est la diversité. C’est Jimmy Kimmel, acteur, animateur de télévision et humoriste, surtout connu pour le show qu’il anime sur la chaine ABC, le « Jimmy Kimmel Live », qui jouera le rôle de maître de cérémonie. Voici les principales attentes de cette soirée :

 

✓ La nomination d’Isabelle Huppert dans la catégorie « Meilleure Actrice » pour son rôle dans le film formidable de Paul Verhoeven, « Elle ». Un rôle âpre et difficile, joué à la perfection par l’actrice. Le film, prévu un temps pour être tourné aus Etats-Unis avec une actrice américaine, s’est avéré impossible à tourner dans ce pays, selon le réalisateur, en raison d’un sujet trop sulfureux et de l’impossibilité de trouver une actrice prête à mettre en danger son image et à assumer le rôle. Verhoeven avait pensé à Nicole Kidman, Sharon Stone ou Diane Lane pour la version anglaise, Marion Cotillard pour la version française. Isabelle Huppert, finalement choisie, sera donc la 17ème actrice française nommée aux Oscars dans la catégorie « Meilleure Actrice ». Seules Marion Cotillard (2008), et avant elle Simone Signoret (1960) et Claudette Colbert (1935), ont réussi le pari gagnant. Cerise sur le gâteau, c’est Leonardo Di Caprio qui remettra l’Oscar…

 

✓ La compétition entre une belle brochette d’acteurs pour le « Meilleur Acteur », même si notre préférence va à Vigo Mortensen pour son rôle dans « Captain Fantastic », seule nomination pour ce film.

 

✓ Un nouveau record peut-être pour le film le plus nommé, « La La Land » de Damien Chazelle, avec 14 nominations, ce qui constitue déjà en-soi un record. Il lui faudrait obtenir 11 statuettes pour battre « Titanic » qui avait lui aussi fait l’objet de 14 nominations en 1998. Suivent « Premier Contact » de Denis Villeneuve et « Moonlight » de Barry Jenkins, dont c’est le second long métrage. Une entrée dans la cour des grands qui peut lui assurer la reconnaissance nécessaire pour obtenir les crédits de ses prochains films. Son premier long métrage « Medicine for Melancholy » (2008) avait été tourné en quinze jours, avec un budget de seulement 13.000 dollars. Un prix qui représenterait son ticket d’entrée à Hollywood.

 

✓ Contrairement à l’an passé où l’absence d’Afro-Américains avait créé la polémique, on se souvient notamment des propos de l’épouse de Will Smith, Jada Pinket-Smith qui avait boycotté la cérémonie, cette année l’Academy a pris soin de nommer plusieurs représentants de cette communauté et ce, dans des catégories maitresses : « Meilleur Film » avec « Moonlight », « Meilleur Réalisateur » avec Barry Jenkins, « Meilleur Acteur » avec Denzel Washington, 2 trophées, 6 nominations, « Meilleur Acteur dans un Second Rôle » avec Mahershala Ali, « Meilleure Actrice dans un Second Rôle » (Viola Davis, Naomie Harris, Octavia Spencer). Après deux ans d’omission, les acteurs et actrices issus des minorités sont enfin à l’honneur. Avec 7 nommés, c’est même un record. L’actrice Viola Davis, nommée deux fois aux Oscars pour son rôle dans « La Couleur des Sentiments » en 2011 et  « Doute » en 2008, a déjà remporté un Emmy Awards en 2015 pour son rôle dans la série télévisée de Shonda Rhimes « Murder » dans laquelle elle campe une avocate impitoyable. A cette occasion, elle avait été très remarquée pour son discours émouvant de remerciements : « La seule chose qui différencie les actrices de couleur des autres, ce sont les rôles. Vous ne pouvez tout simplement pas gagner un Emmy pour des rôles que vous n’avez pas ».

 

 

C’est sa 3ème nomination aux Oscars. L’une de ses meilleures occasions de remporter une statuette. L’Inde est quant à elle également représentée par Dev Patel, ce qui est très rare, l’Academy étant assez timorée avec l’Asie.

 

✓ Enfin, dernier élément de suspense pour ces Oscars 2017, c’est bien entendu l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. La cérémonie risque peut-être de prendre un tour politique et les paillettes de laisser la place aux discours ciblés, d’autant plus si les nommés afro-américains passent derrière le micro après avoir obtenu une récompense. Contrairement à Cannes ou aux Césars, on ne remerciera pas les collaborateurs divers et variés ou la famille, mais on profitera sans doute de l’opportunité d’une telle audience pour placer quelques bons mots sur la tolérance, la liberté et la fraternité.

 

 

 

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