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Il y a trente ans, à l’occasion de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en juin 1989, le public français découvrait avec émerveillement le troisième film en tant que réalisateur de Roberto Benigni, « Il Piccolo Diavolo ».

 

Après « Tu mi turbi » en 1983, et les débuts de Roberto Benigni à la réalisation ainsi que ceux de sa future épouse, l’actrice italienne Nicoletta Braschi, à l’écran, son deuxième long-métrage sorti un an plus tard, « Non ci resta che piangere », s’attirait tant les faveurs du public italien que de la critique, en étant le plus gros succès commercial en Italie l’année de sa sortie (1984).

 

 

 

Quatrième enfant de Luigi Benigni (1918-2004) et Isolina Papini (1918-2004), Roberto Benigni naît le 27 octobre 1952 à Castelfiorentino en Toscane, près d’Arezzo, dans une famille modeste.

Après un passage au séminaire à Florence, Roberto Benigni se fait connaître en Italie d’abord comme chanteur et musicien, avant de démarrer sa carrière de comédien au théâtre en 1972. En 1977, il fait ses débuts au cinéma dans « Berlinguer ti voglio bene » (titre anglais : « Berlinguer, I Love You ») de Giuseppe Bertolucci, le frère de Bernardo, dont il signe le scénario original.

Au cours des années qui suivent, avant cette année 1989 qui marque un tournant décisif dans sa carrière avec la présentation de son troisième long-métrage, « Il Piccolo Diavolo », à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Benigni apparaît dans des petits rôles chez successivement Luigi Zampa, Bernardo Bertolucci, Costa-Gavras, Marco Ferreri et évidemment Jim Jarmusch, notamment dans « Down by Law » en 1986.

 

 

 

En 1988, Roberto Benigni se lance donc dans la réalisation de son troisième film, « Il Piccolo Diavolo ». Il fait appel pour le scénario original à Vincenzo Cerami, à son vieux complice et mentor Giuseppe Bertolucci pour l’histoire, ainsi qu’à Nicoletta Braschi dans le rôle de Nina, qu’il épousera en 1991.

Le sujet est assez simple : Le père Maurizio (Walter Matthau) est appelé pour un exorcisme. Il réussit ainsi à libérer une femme de l’être qui la possède, mais celui-ci prend vie dans un corps autonome (Roberto Benigni). Ce diable, qui affirme s’appeler Célestine (Giuditta en VO), semble s’être échappé de l’au-delà pour découvrir le monde.

Célestine rappelle un peu un enfant : il est curieux et n’a pas la moindre idée sur la manière dont fonctionne la société des vivants. Il se découvre d’un coup une passion pour le dessert italien de la zuppa inglese… Le petit diable n’est pas méchant, juste un peu narcissique. Il va néanmoins bouleverser complètement la vie du pauvre père Maurizio, qui se trouve au bord de la crise de nerfs à force de devoir endiguer ses extravagances.

Célestine rencontre une femme, Nina (Nicoletta Braschi) qui le fascine, surtout lorsqu’il découvre qu’elle a sous sa jupe quelque chose de bien mystérieux, différent de ce qu’il voit sur lui-même. Il s’agit en fait d’une diablesse envoyée par l’au-delà pour le ramener là d’où il vient.

 

 

 

« Il Piccolo Diavolo ne raconte pas une histoire d’aujourd’hui et ne se borne pas à interpréter les vues ou les contradictions de notre société contemporaine. Non, il va plus loin. C’est un film rare et unique. C’est la fusion de toutes les cultures, le face à face de Gog et MagogIl Piccolo Diavolo unit les mentalités de tous temps dans un champ d’action qui irait de Voltaire à Toshiro Mifune. » (Roberto Benigni en 1989)

 

Lors de sa présentation à la Quinzaine 1989, Roberto Benigni tint à remercier Wim Wenders et le jury « pour avoir su discerner dans « Le Petit Diable » deux des plus hautes vertus de l’âme humaine : la modestie et l’humilité. Plus magnifique que Cazotte, plus charnel que Rabelais, plus léger que Calir, plus élégant qu’Ophüls, « Le Petit Diable » s’est inspiré de ces quatre maîtres et de leurs prédécesseurs. Il a même fait connaître ceux qui étaient dans l’ombre. »

Le film n’est certes pas aussi abouti que les futures productions de Benigni, à commencer évidemment par « La Vie est Belle » consacré à Cannes et aux Oscars en 1998, mais sa faim de poésie comique est déjà là. Et même si elle reste parfois mieux exploitée par d’autres que par lui même, ses films et celui-là en particulier se regardent toujours avec tendresse et humour. Un bon petit film italien à redécouvrir…

 

 

 

Editeur du Mag Instant City, Chasseur de Trésors

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