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A l’instar d’un John Carpenter, Joe Dante, c’est une sorte de papa gâteau pour des générations ayant fait leurs premiers pas dans la cinéphilie sans trop le savoir dans les années 80. C’est à dire que leur premier pied mis en salle, c’était avec des films comme « Gremlins », « Explorers », « L’aventure Intérieure », « Hurlements », ou pour Carpenter, « The Thing », « Fog », « New York 1997 », « Jack Burton », etc…

Voir aujourd’hui « The Hole », un petit film sorti comme ça, là, sans faire de bruit, bon, on se dit tant pis, ou tant mieux, ou encore c’est la vie, c’est comme ça. On argumente alors avec notre petit snobisme nostalgique, mélancolique sous le bras et on dit que c’était mieux avant, que c’était ceci, que c’était cela… Le film en question possède en effet encore de ce lustre-là. Il parait aussi un peu désuet, forcément, parce que les effets ne sont pas plus appuyés que ça. Mais il n’y a pas de cynisme. Avec son petit budget, Dante rempli son sac à malice à rabord de toutes les thématiques qui lui sont chères et il arrive avec trois bouts de ficelle à capter la magie d’une époque, un beau geste pour la forme, une élégance, là, droit au coeur, exactement ce qu’avait foiré Abrams avec son film « Super8 » et ses gros moyens déployés, qui lui aussi se croyait obligé de rendre hommage à ce cinéma-là.

« The Hole » ne pourra donc que plaire à un certain public qui croira reconnaitre un vieil ami parmi une foule d’anonymes.

 

 

Instant-City-The-Hole-Affiche

 

 

Pour aller plus loin

 Dévoreur Hubertouzot

 Hubert Touzot : Photographe dévoreur d’images

 

 

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