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         « FOCUS »: un article de fond sur un thème que nos rédacteurs ont sélectionné.

 

François Trinel est un artiste photographe qui vit en Bretagne, plus précisément sur la côte sud, dans le Morbihan, son terrain de jeu et de balades privilégié.

C’est en voyageant dans les Highlands, en Ecosse, qu’il a le déclic de la photo, en 1999. Pendant ce séjour de six mois en terre celtique, il est tombé amoureux de ces paysages, dont l’aspect sauvage est magnifié par des lumières changeantes. Sans doute les paysages bretons lui rappellent-ils les Hautes Terres du Loch Ness et de la côte Atlantique, dont on retrouve l’esprit dans les photos noir et blanc de la Ria D’Etel ou de l’îlot de Nichtarguer.

Sa quête, c’est la lumière. De ses photos, on retient un grand écarquillement. On est émerveillé par ces images magnifiques de vagues déferlantes, de reflets dans les eaux mystérieuses de l’Etel, de rochers vivants qui veillent telles des sentinelles. Une photo de François Trinel n’est pas simplement un bout de Bretagne acheté au marché semi-nocturne de Lorient, ou au marché du lundi de Lomener. C’est bien plus que cela. Il s’agit d’un coup au cœur porté par l’objectif d’un appareil affuté, et qui touche sa cible avec une intelligence remarquable. Le sentiment d’émerveillement est à la fois physique, en raison de la beauté indéniable de la photo, et intellectuel, par la pertinence du choix du sujet mis en valeur par un cadrage pertinent et juste.

On regarde ces toutes petites maisons de pierre placées au milieu du grand vide, devant un horizon qui semble s’élargir à l’infini, et on se retrouve projeté dans l’immensité d’un paysage celte intemporel et magique, comme un mélange entre L’Ecosse et l’Islande, terre des origines. L’eau est partout présente : la mer, un lac, un fleuve. Elle contribue à renvoyer cette lumière brillante et lumineuse qui happe le regard. Mais il n’y a pas que l’image qui joue de l’hypnose : chaque titre choisi contribue à faire de la photo une œuvre unique, dans laquelle on plonge comme dans un livre, et qui nous raconte une histoire belle et mystérieuse, nous emmène en voyage, loin, très loin, en des lieux et en des temps inconnus. Regarder une photographie de François Trinel, c’est se laisser happer par cette lumière mystérieuse qui vous emporte à l’intérieur du paysage.

 

Pour Instant City, il a accepté de répondre à quelques questions :

Quel est votre parcours ?

« En 2002, après des études en agriculture, je me suis installé à Lorient, en Bretagne, et j’ai démarré une carrière dans l’agro-alimentaire. Après plusieurs années de travail dans des usines de plats cuisinés, j’ai décidé de devenir photographe professionnel en 2008 »

Où peut-on voir vos photographies ?

« Après plusieurs expos à Lanester (2012) ou Hennebont (2014), afin de faire connaître mes œuvres au public, je les expose et je les vends sur les marchés estivaux (Étel, Ploemeur, Larmor-plage, saint Pierre Quiberon, Port Louis et le Pouldu). Ceci me permet d’entrer en contact avec le public, et à lui de découvrir les photos développées sur papier. Les gens peuvent me faire part de leurs remarques et de leurs souhaits en direct. Ces photographies sont également consultables par simple demande sur ma page facebook. »

Avez-vous un site web ?

« Longtemps hermétique au web, j’ai créé il y a cinq mois ma page Facebook, sur laquelle je poste quotidiennement des photos. Celle-ci rencontre un succès croissant, et ce sont déjà près de 1200 personnes qui suivent mes publications. Je tiens d’ailleurs à les en remercier chaudement. »

Qu’aimez-vous photographier ?

« Dans ma collection figurent des photographies panoramiques dont j’ai fait ma spécialité. Lorsque je photographie un paysage, ma priorité absolue est la lumière. Je cherche ensuite quelque chose à mettre “sous cette belle lumière”. Ma photo fétiche ? Celle d’un chêne multiséculaire, dont la ramure est magnifiée par une lumière exceptionnelle, et face à ce colosse de la nature, une silhouette humaine en ombre chinoise. Une photo où les symboles et les messages sont nombreux. Je l’ai postée récemment sur ma page Facebook, et les commentaires ont été nombreux. J’ai été très étonné par la diversité des émotions et des ressentis exprimés dans les commentaires. Cette photo touche les spectateurs de différentes manières ; nos vécu et sensibilité propres n’y sont sûrement pas pour rien… J’ai su le jour où j’ai photographié cet arbre que je tenais quelque chose… Cela s’est confirmé lorsque j’ai présenté la photographie au public »

Pourquoi l’Etel est–il votre site favori, et que ressentez-vous face à ce paysage ?

Pour moi, la ria d’Etel est un petit paradis pour les photographes. C’est comme un golfe du Morbihan, version miniature en plus authentique et sauvage. Au delà des bijoux que sont l’île de Saint-Cado, la maison de Nichtarguer (connue dans le monde entier !), le cimetière à bateaux du Magouër et la fameuse barre d’Etel, elle recèle plein d’autres trésors, pour qui prend le temps de la parcourir en long en large et en travers. La ria, qui mesure dix kilomètres de long, présente tout de même 150 kilomètres de rivages. C’est dire si l’eau est omniprésente, s’immisçant au gré des marées au travers des anses, lagunes, chenaux et étangs qui composent cette magnifique ria. Grâce aux marées, les paysages sont en perpétuel évolution de même que les lumières qui y sont très changeantes. J’apprécie particulièrement les ambiances brumeuses du petit matin lorsque les bancs de brume sculptent le paysage, révélant ou cachant les éléments du paysage. Depuis l’estuaire où la
présence humaine se manifeste au travers des ports et des maisons et jusqu’en amont où les landes et les vasières sont reines, c’est tout une variété de paysage qui s’offre aux photographes.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le « Défi Noir et Blanc » ?

« Cette initiative est née d’un défi lancé sur facebook par un ami. Il s’agissait de poster chaque jour, et ce pendant cinq jours, une photo N&B. Grand amateur de ces photographies assez peu représentées sur le net, j’ai décidé de poursuivre ce défi sur une année… Ces photographies feront peut-être l’objet d’un livre… Avis aux éditeurs… Les photographies N&B nous replongent dans les bases de la photographie : lumière et composition y sont primordiales, et doivent faire l’objet d’une attention toute particulière. »

Pourquoi dites-vous que la lumière est votre Graal ? Qu’apporte-t-elle à vos photos ? Qu’est-ce qu’une « lumière idéale » ?

Lorsque l’on réalise des photographies en extérieur, on est tributaire des conditions météo et de la lumière. Contrairement aux photos studio, on peut difficilement modifier un éclairage extérieur ; il faut alors composer avec la lumière du moment, ou revenir à un autre moment lorsque la celle-ci sera plus propice…

La belle lumière est l’alliée du photographe ; elle va lui permettre de mettre en valeur les sujets de sa photographie, et transformer un paysage banal ou photographié mille fois en une photo unique. Une lumière rasante va mettre en valeur les reliefs et les textures en allongeant les ombres. Une lumière dure est plus difficile a maîtriser, mais peut permettre de réaliser des photos très contrastées, où les personnages se transforment en ombres chinoises lorsqu’ils sont à contre-jour. Le photographe doit donc s’adapter pour tirer le meilleur parti des conditions de lumière… Tout dépend du message qu’il souhaite faire passer au spectateur. Par exemple, pour des photos zen, une lumière douce de début de journée, avec une légère brume, est idéale. Je dois confesser un gros penchant pour les lumière bretonnes, et particulièrement les ciels sculptés par les nuages. Ils sont souvent des éléments primordiaux dans mes photographies

Comment vous est venue l’idée de la série « Sentinelles » ? Comment choisissez-vous les noms des photos ?

Je pratique la photographie numérique depuis une dizaine d’années. Parfois je parcours mon disque dur, et redécouvre certaines photos mises de côté. J’ai une bonne mémoire concernant mes photographies, alors si je tombe sur une photographie qui me parle sur le moment, et que je peux lui associer d’autres clichés, je démarre une série… C’est ce qui s’est passé pour les sentinelles. Tout est parti de la photographie que j’ai intitulé “Les Deux Sentinelles”. Celle-ci représente un visage naturellement sculpté dans la roche par les éléments, et un corps de garde douanier. Il faut avoir le coup d’oeil pour voir ce visage, attendre qu’une lumière rasante d’hiver vienne en souligner les traits, et cadrer de façon à ce qu’il soit le plus apparent possible… C’est cela le travail du photographe… J’ai ensuite farfouillé dans ma mémoire pour trouver d’autres photos de rochers aux formes étranges pour compléter la série. Concernant les titres, je n’en donne pas systématiquement, mais si je parviens à trouver un titre poétique qui entre en résonance avec l’image, je ne m’en prive pas.

 

François Trinel fait aussi des photographies de scènes de vie, portraits, mariages, et travaille pour des collectivités telle que Lorient Agglomération. Il travaille actuellement sur les mains. Qu’elles soient jeunes et lisses, ou marquées par l’usure du temps, les mains en disent long sur leurs propriétaires, leur caractère, les activités qu’ils pratiquent, leur interaction avec le monde…

Il souhaite développer son activité de service aux entreprises et aux mairies, en réalisant des reportages de grande qualité, comme cet album réalisé à l’occasion des manifestations de soutien à Charlie Hebdo. L’acquisition d’un studio photo est un projet qu’il souhaite réaliser prochainement.

Aujourd’hui, le photographe dispose d’une banque de 1 500 images disponibles à la vente ou pour des expositions.

 

Depuis novembre 2014 :

– Série sur les mains « Les mains dans tous les états »
– Série « Photos aériennes »
– Série « Défi Noir & Blanc »
– Série « Vagues et déferlantes »
– Série « A la tombée de la nuit ou au petit matin »
– Série « Fleurs »
– Série « Exercices équestres »
– Série « Grotte marine à Quiberon »
– Série « Trois photos par jour pendant 5 jours »
– Série « Lorient EST Charlie »
– Série « Zen »

 

François Trinel, actuellement en FOCUS à Instant City.

 

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