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Cela n’aura échappé à personne et surtout pas aux fans qui sont légion, auxquels j’appartiens d’ailleurs depuis 1982 : Depeche Mode a sorti son nouvel album, « Spirit », en février 2017.

 

L’ayant écouté au moment de sa sortie (mais écouté de nouveau depuis, je vous rassure…), mon premier sentiment à chaud était, hélas, que ce nouvel opus de Depeche Mode est d’une inconvenante paresse artistique. Pourtant produit par James Ford, à qui l’on doit entre autres les albums des Foals, Artic Monkeys ou encore The Last Shadow Puppets, on s’attendait à une rencontre intéressante entre les quinquas de Basildon et le son pop et novateur de tout un pan de la nouvelle scène anglaise. Le résultat en l’état fait juste « Sploutch » tant tout se traîne ici. Des morceaux mous, sans réelle saveur ni mélodie fédératrice, auxquels le groupe nous avait pourtant habitués jusqu’à présent. Où est passée l’étrangeté des textes, en symbiose avec une musique inimitable et entêtante ?

Depuis « Sounds Of The Universe », il faut d’ailleurs bien avouer que seuls deux ou trois morceaux émergeaient souvent d’une mélasse musicale assez indigeste. Martin Gore et Dave Gahan arrivaient malgré tout à nous faire encore dresser les poils avec quelques pépites telles que « Wrong » ou « Should Be Higher » sur l’album « Delta Machine ». En revanche, le reste se noie dans une électro soul répétitive à grands coups de riffs de guitare pseudo-bluesy et de sonorités Bontempi rappelant « Speak & Spell » ou « A Broken Frame », leurs deux premiers albums sortis respectivement en 1981 et 1982… Quant au chant de Dave Gahan, il est redevenu bien hasardeux…

 

Nous découvrions donc il y a quelques semaines le premier single extrait de « Spirit », « Where’s The Revolution »… Autant dire, sans bête jeu de mot, que si vous y cherchez une quelconque révolution, ça n’est pas dans cet album que vous allez la trouver.

 

Certes, en tendant bien l’oreille, avec une concentration maximale, on peut prétendre reconnaître dans quelques morceaux de ce nouvel opus ce qui faisait le sel de Depeche Mode. Mais plus généralement, mon Dieu, comme c’est maigre… On assiste à une sorte de grand recyclage de ce qui a faisait la splendeur de ce groupe, que l’on se surprend malgré tout à redécouvrir dans des morceaux hâtivement torchés, comme pour répondre tant que faire se peut aux obligations contractuelles.

Et quand on nous annonce des dates de tournée pour des concerts en devenir, alors que le trio se trouve encore en studio, on sent bien que les derniers albums de Depeche Mode sont davantage des prétextes pour mieux vendre des billets pour les stades que pour compléter toujours un peu plus leur discographie.

D’ailleurs, les fans ne s’y trompent pas et semblent se moquer de toutes ces nouvelles chansons lénifiantes, car finalement, ce sont toujours les mêmes anciens standards que l’on entend lors des tournées.

Dans ce contexte, « Spirit » restera sans doute leur pire album à ce jour…

 

 

 

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