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Dans la série désormais célèbre « Hubert a des P*bip*ains de problèmes dans la vie », aujourd’hui : La Trottinette.

 

Je trottine, tu trottines… Nous trottinons… Ils trottinette(nt)…

C’est en 1916 qu’un brevet est déposé par un inventeur américain du nom d’Arthur Hugo Cecil Gibson, que le constructeur allemand Krupp reprendra à son compte pour produire cet engin en version motorisée de 1919 à 1922. En 1967, Roland Puisset réalise les premières esquisses de ce qui deviendra quarante ans plus tard la trottinette électrique.

Voilà pour l’histoire…

 

 

 

Ce petit bidule à roulettes, donc, jusqu’à un présent aléatoire, a toujours été l’apanage des enfants (de 3 à 11 ans… 12… Allez, 13, mais n’y revenez pas…). Avec cette technique consistant à déambuler en se servant du pied pour s’élancer et se propulser sur quelques mètres, l’enfant avait son propre moyen de locomotion, sa manière à lui de signifier à ses parents une certaine autonomie.

La trottinette ou un bon compromis, avant de passer à la bicyclette, puis au Solex et un jour à la voiture, ultime symbole de liberté mais aussi de fierté masculine… Un phallus à moteur, en quelque sorte.

 

Mais alors, qu’est-il arrivé, au juste ? Comment est-on parti de la voiture, de la moto ou du vélo, pour se rabougrir à ce point et finir par s’enticher de ce moyen de locomotion aussi désuet que tartignole ?

 

Sans l’ombre d’un doute, sans un quelconque questionnement philosophique (être ou ne pas être naze…), l’homo Erectus de nos grandes cités, débarrassé de toute dignité et de toutes valeurs intrinsèques, a opté pour le ridicule qui ne tue pas… mais qui ridiculise, en fait.

Il est cependant vrai que cette atrophie subite du bulbe rachidien se remarque surtout dans les grandes villes. A la campagne, par exemple, on ne verra jamais un cultivateur se rendre à son champ ou à sa grange le matin au chant du coq avec cette, ce… truc… non, non.

L’émergence (voire le tsunami…) de cette planche à roulettes munie d’un guidon tient aussi sûrement de la boboïsation manifeste (autre grand fléau de nos société occidentales) de nos us et coutumes, avec comme maître-mot de toujours paraître « coooool », « sympaaaaaa » et hyper, super, hyper… Super… Sup… Tout ça, quoi…

C’est avec les prises de conscience actuelles, de l’écologie au pain au chocolat plutôt que la Chocolatine, en passant par Netflix ou le smoothie, tout cela mélangé au blender chauffant dans les cerveaux de tous ces métro-sexuels barbus en veste trop courte Zadig et Voltaire ou Sandro, et spécialistes en professions liées au digital, que la décision fût prise.

Voyez-les passer sous votre nez partout dans la rue, sur les pistes cyclables ou autres trottoirs, droits comme des I, fiers comme Artaban, le regard hiératique chaussé de lunettes Tom Ford… Contemplez-les ainsi dans leurs vies, vaquer à leurs activités quotidiennes, toujours entre deux rendez-vous.

C’est là qu’une petite voix intérieure me chuchote : « napalm, cocktail Molotov, grenade à fragmentation ou juste quelques petites billes… ? ». Non, je dois prendre sur moi et remballer mes pulsions homicides fatwaïesques…

Aujourd’hui, donc, la trottinette est devenue électrique. Elle se loue, même. Une démocratisation de l’ineptie, comme un besoin collectif de se sentir moins con, puisque tout le monde le fait.

Vivement l’évolution ultime de ce moyen de transport, avec comme prochaine étape la trottinette collective… Euh… En fait, la brouette… mais électrique.

Et vous n’êtes pas obligés de me croire…

 

 

Pour aller plus loin

 Dévoreur Hubertouzot

 Hubert Touzot : Photographe dévoreur d’images

 

 

 

Photographe, auteur, poète et machine à remonter le temps, avec une cape de mousquetaire toujours portée un peu de biais.

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