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Le réalisateur Ringo Lam, qui a marqué de son empreinte tant le genre du film d’action que la carrière de Jean-Claude Van Damme, est mort le 29 décembre à l’âge de 63 ans, sans doute des suites d’une intolérance médicamenteuse.

 

C’est avec son quatrième long-métrage, « Rien ne sert de mourir » sorti en 1986, que Ringo Lam s’impose définitivement comme un expert du film d’action. Il s’agit là du quatrième volet de la saga « Mad Mission » qui comptera en tout six films (les volets précédents étant ceux réalisés par Eric Tsang et Tsui Hark).

Son film suivant inscrira son nom au panthéon des films cultes ; « City on Fire » sorti en 1987, lui vaudra le Hong-Kong Film Award du meilleur réalisateur en 1988 (et celui du meilleur acteur pour l’acteur fétiche de John WooChow Yun-fat). Quelques années plus tard, « City on Fire » sera la source d’inspiration majeure pour un jeune scénariste américain, fan absolu du cinéma hongkongais, qui se lançait dans la réalisation de son premier film : Quentin Tarantino avec « Reservoir Dogs ».

 

« City on Fire » (Official Trailer, 1987)

 

 

Au début des années 90, le polar Hongkongais devient populaire en occident ; en France, certains films sortent en salle et beaucoup d’autres sont édités en vidéo, notamment ceux de John Woo, Tsui Hark, Johnnie To et Ringo Lam. En 1993, ce dernier connaît un autre énorme succès avec son « Full Contact », avec au générique les stars du moment : Chow Yun-fat, Simon Yam et Anthony Wong (ces deux-là devenant les acteurs fétiches de Johnnie To).

Ringo Lam se distingue par une vision assez morne de la nature humaine et de la société hongkongaise. Techniquement, il préfère aussi les scènes d’action réalistes à celles utilisant effets spéciaux et diverses nouvelles technologies.

Cela fait de Ringo Lam un virtuose, à l’ancienne… Il réalise ainsi de nombreux polars avec des scènes d’action inédites, violentes et spectaculaires, qui régénèrent complètement le genre ; déjà en 1987, « Prison on Fire » avec Chow Yun-fat et Tony Leung (qu’il refait tourner en 1999 dans « The Victim »), en 1994, « Le Temple du Lotus Rouge », semi-échec, ou en 1997 avec « Full Alert », gros succès consacré par cinq nominations aux Hong-Kong Film Awards.

 

« Full Alert » (Teaser, 1997)

 

 

En parallèle, Jean-Claude Van Damme s’exporte quant à lui aux Etats-Unis et devient une star mondiale des films d’action. Trois de ses films ont été réalisés par Ringo Lam qui alterne tournages américains et films locaux à Hong-Kong. Avec Jean-Claude Van Damme en tête d’affiche, Ringo Lam réalise « Risque Maximum » en 1996, « Replicant » en 2001 puis « In Hell » en 2003.

Le savoir-faire de Ringo Lam pour les polars et les scènes d’action fut célébré, en compagnie de ses compatriotes Johnnie To et Tsui Hark, au Festival de Cannes en 2007, en séance spéciale, avec leur projet commun « Triangle », dont ils ont réalisé chacun l’une des trois parties.

Après un long silence, un peu déprimé de voir comment l’industrie du film évoluait, il était de retour avec « Wild City » en 2015 et « Sky on Fire » en 2016, avant de se lancer dans son dernier projet, « Eight & a Half », une ambitieuse fresque sur l’histoire de Hong Kong, produite par Johnnie To et coréalisée avec sept des plus grands noms du cinéma local.

 

« Wild City » (Official Trailer, 2015)

 

 

 

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