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Le dernier King of Blues s’en est allé. Après Freddie King en 1976 et Albert King en 1992, c’était au tour de B.B. King de tirer sa révérence hier à Las Vegas, à l’âge de 89 ans.

 

Le terme « Blues », abréviation de l’expression anglaise « blue devils » (diables bleus), ce sont les idées noires, car ce qui caractérise et réunit tous ces bluesmen, c’est avant tout leur propre vie… Souvent misérable et rocambolesque, elle fournit tout le terreau propice à l’élaboration subtile de cette musique. Le blues parle du Sud, du Delta du Mississippi, des champs de coton, de la dure condition d’être noir aux Etats-Unis en ces temps-là, mais aussi d’amour. Blue, bleu… Et ce mot « bluette », de l’ancien français « belue », l’étincelle, mais aussi cette complainte qui se conjugue à la première personne du singulier, qui parle d’amours éphémères, d’amours brisées.

B.B. King est de la troisième génération de bluesmen américains, ceux nés dans les années 20. il connaitra ce même parcours initiatique qu’ils ont tous connu, le menant de la chorale gospel de son enfance à la vie sur la route, allant de ville en ville, à l’arrière d’une voiture, en passant par l’apprentissage de la guitare, les premiers enregistrements, et ces divers pans de vie inventés de toute pièce, qui participent à la légende du blues.

Mais B.B. King, contrairement à beaucoup d’autres, va quant à lui connaitre le succès en 1969, avec « The Thrill Is Gone », cette chanson composée en 1951 par Roy Hawkins et et Rick Darnell, et qui va le choisir, lui, pour en faire le plus prestigieux ambassadeur de la musique Blues dans le monde, ainsi qu’une des références absolues pour les générations suivantes, de Jimi Hendrix à Eric Clapton, en passant par les Rolling Stones ou encore U2, avec le titre « When Love Comes To Town » en duo avec Bono, en 1988.

En juillet 2009, B.B. King se produisait à Paris, au Palais des Congrès. J’ai eu la chance d’assister à ce concert, qu’il présenta lui-même dès son entrée sur scène comme son dernier passage à Paris, dans le cadre de son énième tournée d’adieux… Car avec « Blues Boy », « Never Say Never Again »… C’est ce qui l’amènera à deux autres reprises à faire son concert d’adieux au public parisien, au Grand Rex, en 2010 puis en 2012.

En plus de 70 ans de carrière, B.B. King aura enregistré une cinquantaine d’albums, mais s’il fallait en choisir un, vous pouvez écouter de toute urgence son « Live At The Regal » enregistré en 1965. Au rayon cinéma, replongez-vous dans la série de documentaires « The Blues » produite par Scorcese.

So long, Blues Boy…

 

 

 

 

 

Liens externes

 B.B. King Official

 

 

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