« Red Sparrow » de Francis Lawrence avec Jennifer Lawrence, Jeremy Irons et Charlotte Rampling, est probablement le meilleur film d’espionnage de ces dernières années, après les mythiques « Spy Game », « Zero Dark Thirty », « Jason Bourne » ou encore « Les Trois Jours du Condor ».

 

On n’avait pas eu un tel plaisir à regarder un film d’espionnage aussi bien ficelé depuis « La Taupe » en 2011. Ca fait long à attendre… On peut donc dire que « Red Sparrow » est vraiment réussi, tant le film parvient à garder le spectateur sur le qui-vive « presque » jusqu’au bout, incapable de dire clairement quel camp la protagoniste va choisir, comment elle va se sortir de tout ça et par quel stratagème (même s’il m’a été possible de le deviner dans les dix dernières minutes), ce qui laisse tout de même 2h10 de pur bonheur.

Le casting est réussi, de la belle Jennifer Lawrence à un Jeremy Irons impérieux, avec une mention toute particulière à Charlotte Rampling, parfaite dans ce rôle de formatrice soviétique froide. La réalisation crue, descriptive, chirurgicale, qui ne cache rien, prend son temps et ne recule pas devant la cruauté, est excellente. Au moins ici, et sans doute pour une rare fois, les bagarres laissent des traces. Contrairement à « Spy Game », on n’est pas dans l’aventure, l’exotique ou le voyage. On est, même si les pays changent, davantage dans l’enfermement étouffant et la source d’angoisse d’un Empire Soviétique oppressant, véritable machine à broyer. Les décors sont soignés et ajustés à l’atmosphère.

L’une des raisons de ce succès est sans doute liée au livre dont est tiré le scénario, premier volet d’une trilogie « Palace of Treason » et dont l’auteur, Jason Matthews, est un ancien agent de la CIA pour laquelle il a travaillé durant 33 ans. Pas de gadget à la James Bond, ni d’effets spectaculaires à la « Mission Impossible ». On est sur le terrain, avec une jeune fille presque ordinaire (une ballerine quand même, avec tout ce que cela implique d’efforts, de travail, de courage, de force et de sacrifice) soumise à un destin extraordinaire : l’espionnage. Chaque situation est à ce point réaliste qu’il est facile de s’y projeter. Le héros masculin est accessible, il a du ventre, un physique ordinaire, presque banal. C’est ce réalisme qui pimente le suspense de situations indénouables. Ne boudons pas notre plaisir d’avoir, après « Salt », une héroïne féminine pour succéder à Angelina Jolie.

 

D’après un livre de Jason Matthews et un scénario de Justin Haythe (« Les Noces Rebelles » en 2009, « A Cure for Life » en 2017, « Infiltré » et « Lone Ranger » en 2013)

 

 

 

 

 

 

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