L’Américain Nathaniel Rateliff et son groupe, The Night Sweats, viennent de sortir « Tearing At The Seams », un album dans lequel la musique sert une forme de lâcher prise. Ils seront en concert au Trianon à Paris le 9 avril.

 

Il n’y a qu’à voir Nathaniel Rateliff, bonhomme imposant, autant que sa barbe, entouré de ses Night Sweats sur scène : l’expérience est intense. Alors, pour ce deuxième album, l’idée était de retranscrire cette énergie indescriptible et inhérente au live sur les douze pistes d’un disque creusé en une semaine dans le désert du Nouveau-Mexique.

 

« C’est une façon de rassembler, notre soul, en quelque sorte. On joue la plupart des titres en direct, dans la même pièce, et j’ai le sentiment que ça apporte un côté plus authentique. Et puis, c’est ce que nous faisons sur la route depuis trois ans. Je voulais que notre entente sur scène, en tant que musiciens, se retrouve sur l’enregistrement. Nous sommes quasiment comme des frères. C’est bon pour le groupe qu’on se soucie les uns des autres. »

 

La soul, le blues, la country, peut importe l’étiquette, pourvu que le groupe serve une musique débordante, jubilatoire, mais pas que… Car selon le bassiste des Night Sweats, et meilleur ami de Nathaniel Rateliff, Joseph Pope : « la juxtaposition entre la tristesse et la jubilation, c’est ce qui fait la vie. Vous ne pouvez pas être uniquement heureux ». Il faut avoir vécu bien des choses pour chanter de cette façon, il faut aussi avoir en tête de divertir le public, assommé par une époque très peu souvent joyeuse, notamment aux Etats-Unis.

 

« Avoir un public nous donne une responsabilité. Non pas que nous soyons un groupe politique, mais on veut rassembler tout le monde, et dire que oui, nous vivons une période sombre, mais essayons de voir tout ce qui nous rassemble, et pas ce qui nous sépare. »

 

On pense aux génies de Stax Records, label qui accueille Nathaniel Rateliff en son sein, on pense au Delta du Mississippi, propre à transformer les galères en musique de joie. On pense surtout que la soul authentique survivra encore longtemps, tant qu’il y aura d’aussi bons disques pour l’entretenir.

 

Nathaniel Rateliff & The Night Sweats, « Tearing At The Seams » (Stax Records/Caroline). Album disponible.

 

 

 

 

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