Marsatac 2015, le festival de musiques actuelles marseillais a lieu ces vendredi 25 et samedi 26 à la Friche Belle-de-Mai à Marseille pour une exploration en profondeur de l’électro.

 

Il ne change pas son ADN. Il évolue, il innove. Pour sa 17e édition, le festival marseillais Marsatac resserre sa programmation autour de la musique électronique. Une de ses composantes originelles, au côté du rock et du hip hop surtout. « Marsatac est né, il y a presque 20 ans, de la collision du hip hop avec l’esprit de la rave des années 90, notamment dans son format nocturne, se souvient Dro Kilndjian, le directeur artistique. Finalement aujourd’hui, cette partie de notre histoire transparaît ».

Prononcer le trait électronique était donc une volonté. De se bousculer, se rafraîchir et de répondre en substance à une attente d’un public majoritairement âgé de 20 à 30 ans. « Les événements de ce type évoluent avec le temps, les tendances et leur public. Ces dernières années, la musique électronique avait, de fait, pris plus de place dans notre programmation. Là, on en a remis une couche. Mais cela ne veut pas dire que c’est définitif. Il s’agit d’une édition de transition, exceptionnelle », poursuit-il.

Cette transition, portée par un nouveau visuel imaginé par le collectif nantais Ursidae (qui a travaillé avec C2C) répond aussi à une édition 2014 « belle mais compliquée ». Dro Kilndjian reconnaît un petit manque en terme de fréquentation. « Si difficulté, il y a eu, précise-t-il, on a tout fait pour que l’artistique ne soit pas impacté. Le budget à ce niveau est le même que celui de l’an passé ».

 

Des propositions hybrides et fureteuses

Il faut dire que Marsatac réunit quelques locomotives de la scène électro comme Rone, Boys Noize, Joris Delacroix, Dave Clark, Brodinski… Tout en ayant comme toujours le sens de la rareté. Avec Audion, un des visages du musicien Matthew Dear qui propose un live expérimental, mais aussi le duo Tale of Us pour sa première fois à Marseille et les transcendants Infected Mushroom.

« Ce sont deux soirées qui paraissent relativement identiques, explique le programmateur. Mais à y regarder de plus près, les propositions sont très différentes. Le vendredi est plus linéaire autour de la techno, la house, la minimale. Le samedi est plus foutraque, plus foufou », avec les bondissants Club Cheval, l’électro-punk latino de Ninos du Brasil, le versant rap-oriental de Debruit ou encore la techno tropicale de Clap ! Clap !.

Des propositions hybrides et fureteuses comme les aime le festival. Enfin, on s’immergera dans cette mixture dans une Friche Belle-de-Mai réinventée : entre Cartonnerie, Cabaret Aléatoire, Club flanqué dans un recoin, scène extérieure et déambulations envoûtantes.

 

Annabelle Kempff @ La Provence

 

 

 

 

Pour aller plus loin

Marsatac 2015

 

 

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