Il est facile de trouver dans la littérature ou le cinéma des histoires de tueurs en série imaginatifs. Daryl Gregory, lui, s’intéresse à leurs victimes, qui « feraient bien d’entamer une sérieuse thérapie après la fin du générique ». C’est de cette thérapie qu’il est question dans ce petit roman dont l’angle d’approche fait toute l’originalité.

Organisée par Jan Sayer, psychologue, le groupe de parole réunit Harrison, traumatisé dans son enfance et héros de roman malgré lui. Barbara, dont les os portent un message gravé par son bourreau. Stan, rescapé d’une famille de cannibales. Martin, dont les zombies d’un monde virtuel auquel il est accro ont fait irruption dans son quotidien. Greta enfin, silencieuse et mystérieuse, marquée de scarifications, qui divise le groupe.

A travers le regard de chacun, on assiste à l’émergence du groupe et de bribes de ce que chacun a vécu puis fait de son passé et de son corps. Le roman offre de multiples références littéraires (Lovecraft) et cinématographiques (« la colline a des yeux », « Seven », « Ring », « The Cell ») et s’autorise l’irruption du fantastique. L’auteur laisse à l’imaginaire complice du lecteur le soin d’étoffer ce court et surprenant roman.

Myriam

 

 

 

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